mardi, août 01, 2006

Maurice Larcange forever

Acheter des vinyles est une habitude dont il est difficile de se défaire, surtout quand on a y a pris goût dans les années 1980, à une époque où énormément de gens se débarrassaient à bas prix de leur discothèque pour (essayer de) la remplacer par des CD. Je me souviens par exemple d'avoir dégoté sur une brocante plusieurs albums de Gong en pressage anglais, état neuf, pour dix francs pièce. Et l'un de mes meilleurs souvenirs est d'avoir, au tout début du millénaire, trouvé dans le même carton de disques le pressage français original de With The Beatles et leur unique 25 cm français (la fameuse « wig cover »), le premier pour cinq euros et le second pour trois — « parce qu'il est plus petit », dixit le vendeur.

Mais on ne peut pas toujours tomber sur des perles, et il arrive à l'amateur de vinyle d'acheter à bas prix des lots disparates dont une bonne partie est d'entrée destinée à finir dans la benne la plus proche. Comme au début de cette année, quand j'ai parcouru quelques quatre-vingts kilomètres aller-retour pour revenir avec la plus pitoyable pile de 33 et de 45 tours qu'il m'ait jamais été donné d'acquérir — tout ça parce que j'avais fait le trajet, que la dame était sympa et qu'il y avait dedans deux ou trois LP pas trop nuls et le seul EP de Johnny intéressant à mes yeux, celui où il chante « Et j'entends et je vois des couleurs et des sons » avec des chœurs de filles qui font « psychedelic » derrière. Ah que voilà un morceau que j'aimerais partager avec vous si la loi m'y autorisait !

Et puis, en triant ces effroyables drouilles, je suis tombé sur ça :


Si l'on peut tout à fait oublier Maurice Larcange sur le plan musical, il me semble que cette pochette est assez flamboyante pour lui valoir de passer à la postérité.

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